Le BLOG

Juin 2019 : tournée « pardon » au Québec

J’ai la joie de revenir en juin prochain au Québec pour deux conférences et deux ateliers Don du Pardon, d’une part à Ottawa, d’autre part à Québec même. 


OTTAWA : 22-23 juin

Atelier Don du PardonCliquez ici.  


OTTAWA : 24 juin

Conférence La guérison des blessures du coeur : la voie royale du pardonCliquez ici. 


QUEBEC, Qc. : 28 juin

Conférence La guérison des blessures du coeur : la voie royale du pardonCliquez ici. (dollars) ou ici (euros)


QUEBEC, Qc. : 29-30 juin

Atelier Don du PardonCliquez ici. (dollars) ou ici (euros)

Le paradoxe techno-spirituel

L’article ci-dessous est paru pour la première fois dans le magazine Présences auquel je collabore (et que je recommande !).

Vous pouvez le télécharger ICI en PDF


Le paradoxe techno-spirituel

À quand la nécessaire mise à jour ?

 

presences-magazine.com-Le paradoxe techno-spirituel

 

Nous vivons une époque très paradoxale, qui se caractérise par deux attitudes totalement contradictoires dans les domaines de la technologie d’une part, et de la spiritualité d’autre part. Ce paradoxe – que je décris ci-dessous – s’est sans doute installé tellement lentement, progressivement que personne ne l’a vraiment relevé (à la façon dont la légendaire grenouille cuit à petit feu dans sa marmite[1]). Sauf qu’aujourd’hui il est tellement flagrant qu’il en devient complètement absurde. Une mise à jour, dans ce domaine, pourrait favoriser une belle avancée individuelle et collective…

 

Technologie : tous manipulateurs de l’invisible

Au niveau technologique, pour commencer, nous sommes aujourd’hui tous hyperconnectés, dans le monde moderne, et même de plus en plus dans les pays en développement. La plupart d’entre nous utilisent un smartphone, un ordinateur connecté à Internet, un GPS, parfois d’autres gadgets branchés (enceintes, écouteurs, clavier et autres appareils Bluetooth, par exemple), sans oublier bien sûr, la radio et la télévision qui sont déjà là depuis un bon moment.

Nous trouvons parfaitement normal, désormais, de capter toutes sortes d’ondes intangibles, invisibles et inaudibles – c’est-à-dire totalement inaccessibles à nos sens physiques – et de les transformer en musiques, en photos, en vidéos, en textes, en cartes géographiques, en conversations en direct, etc.

Mieux encore : non seulement nous savons capter toutes ces ondes, ces informations dématérialisées, mais nous pouvons désormais aussi en émettre. Finie l’époque où l’on restait scotché devant sa radio ou sa télé, à seulement recevoir de façon passive (et à heure précise !) les émissions proposées. Désormais on peut envoyer de l’info, imaginer ses propres émissions : avoir sa propre chaîne YouTube ou DailyMotion, créer des sites, des pages ou des groupes en ligne qui permettent de toucher potentiellement des milliers voire des millions de gens.

Comble du comble : on peut même stocker toutes ses infos, ses fichiers, le contenu intégral de son ordi dans le cloud, dans les nuages (symboliquement parlant) ! On me vole mon PC, mon iPhone ? Je récupère tout son contenu depuis un nouvel appareil. On ne m’a volé qu’un support matériel : toute l’information – c’est-à-dire l’essentiel – est préservée et peut être récupérée.

Bref, au niveau technologique, nous savons tous manipuler l’invisible (ondes diverses) et nous trouvons cela parfaitement normal. Pour les nouvelles générations qui découvrent cela dès leur plus jeune âge, cela deviendra même prochainement banal.

Bon, j’imagine que jusqu’ici je ne vous apprends pas grand-chose ?

Ce que je décris sommairement ci-dessus constitue en effet le quotidien d’un grand nombre d’entre nous. On pourrait d’ailleurs s’étonner de la vitesse et de la facilité avec laquelle ces technologies nouvelles nous sont devenues totalement familières. À moins qu’elles ne soient pas si nouvelles que ça, justement ? À moins que ces processus nous soient déjà inconsciemment familiers sur un autre plan ?…

 

Spiritualité : l’invisible n’existe pas

Si l’on se tourne maintenant du côté de la spiritualité (et des religions, qui en sont des émanations figées), que constate-t-on ?

Depuis le siècle des Lumières, elle a été tout d’abord remise en question, puis carrément écartée, discréditée, balayée par la science.

Pourquoi ?

Parce que pour elle le monde invisible n’existait pas : seul existait ce qui avait une réalité objective, tangible, mesurable, vérifiable. L’âme, l’esprit ? Les êtres invisibles : anges, devas, esprits de la nature ? La force immatérielle d’une pensée, d’une prière ou d’une intention ? Les égrégores, les chakras, les mondes subtils, les champs de conscience ? Rien de tout cela n’avait de réalité objective : tout n’était que du vent, des superstitions, puisque rien ne pouvait être mesuré par les appareils scientifiques disponibles.

En se levant au siècle des Lumières, le soleil de la raison n’a pas seulement chassé l’obscurantisme d’avant – à la bonne heure ! – il a aussi fait disparaître la lune et les étoiles, métaphoriquement parlant, toutes ces autres sources de lumière, de connaissance, de compréhension qui ne peuvent s’exprimer qu’au coucher du soleil, de même que la méditation et l’intériorité nécessitent le repos du mental.

Dans le monde scientifique, croire à l’invisible en est donc venu à signifier grosso modo être arriéré, un peu niais, carrément crédule. « L’objectivité » a été sacrée reine, alors qu’elle ne représente pourtant que la moitié la plus pauvre de notre existence. Avez-vous déjà mesuré un sentiment, une pensée, une émotion, un état de conscience ? Ces invisibles-là sont pourtant ce qui nous est le plus intime et le plus précieux.

Revanche de Saint-Thomas : notre époque matérialiste et scientiste ne croit plus que ce qu’elle voit. Dans le même temps, pourtant, c’est justement la science, comme je l’ai évoqué ci-dessus, qui depuis plus d’un siècle a exploré et s’est approprié le monde invisible comme jamais auparavant. Paradoxe, vous disais-je…

 

Superposer les deux plans

La résolution de ce paradoxe se fait d’elle-même, lorsqu’on comprend que nous n’inventons rien. Ce sont les mêmes principes et les mêmes lois qui sont à l’œuvre dans le plan spirituel et dans le monde technologique et matériel. Autrement dit, notre technologie reflète des processus et fonctionnements qui existent dans le vivant depuis des centaines de millions d’années. Nos savants leur trouvent de nouvelles expressions – que je suis le premier à apprécier, en travaillant sur mon ordi, par exemple ! – mais ils n’en ont pas inventé le principe de fonctionnement.

La vie n’a pas attendu l’être humain pour savoir travailler avec l’invisible, pour savoir créer, émettre et capter des ondes et fréquences invisibles. Tout le vivant fonctionne déjà comme cela ! Les organismes vivants sont des récepteurs, comme nos radios et télévisions : ils captent une énergie vitale et la manifestent d’abord par le mouvement (chez les végétaux et les premières espèces animales), puis par la chaleur chez les espèces à sang chaud, puis enfin par la lumière – la capacité à réfléchir, à penser – chez l’être humain. Sitôt que l’émission s’interrompt, c’est-à-dire que l’âme se détache, l’organisme meurt, tout comme la TV devient noire quand la chaîne cesse d’émettre. Inversement, si l’on casse le récepteur, on ne supprime pas l’émission ni la chaîne qui continue d’émettre dans le vide.

Les rapports du spirituel au matériel, de l’âme au corps physique, sont très analogues à ceux qui nous sont familiers aujourd’hui entre nos supports matériels – ordi, GPS, iPhone, etc. – et les informations immatérielles qui transitent à travers eux. Quand mon smartphone est cassé, j’ai toujours accès à mes infos dans le cloud. Quand mon corps arrive en bout de course, mon âme reste elle aussi dans les « nuages », symboliquement parlant.

Aujourd’hui, chacun de nos ordinateurs est relié en permanence à une multitude de serveurs à notre insu, dans le monde entier : des mises à jour de tels logiciels, tel utilitaire, voire de l’OS tout entier[2] se font en permanence, en tâche de fond. De manière analogue, nous venons au monde en étant branchés sur une multitude de « serveurs » humains : notre famille, les influences culturelles, religieuses, économiques et politiques qui s’exercent sur nous, celles de notre ville, de notre région, de notre pays, etc. Nous nous croyons indépendants, autonomes, mais en réalité, nous sommes interconnectés, interdépendants.

Sur les réseaux sociaux, une info qu’on met en ligne va toucher tous ceux qui consultent cette page ; inversement, nous recevons les messages de tous ceux qui y sont également reliés. Le biologiste Rupert Sheldrake, avec sa théorie des champs morphogénétiques[3], a montré voici 30 ans déjà qu’il en allait de même des espèces vivantes : chacune d’elle a son propre « champ de conscience » qui à la fois reçoit les apports de chaque individu qui y appartient, et qui informe en retour tous ses membres, d’où ces incroyables transferts d’apprentissage qu’il a détaillés aussi bien chez les humains, les animaux que les végétaux et – oui ! – même les minéraux. Nous n’imaginons pas à quel point nos propres expériences quotidiennes, les meilleures et les mires, affectent en bien ou en mal les groupes humains auxquels nous sommes reliés, ni combien nous sommes influencés en retour à chaque instant par tous ceux auxquels nous sommes (consciemment ou pas, d’ailleurs) connectés ! Le saurions-nous que nous choisirions beaucoup plus consciencieusement à qui et à quoi nous choisissons d’être liés…

En allant sur Google, je peux trouver des réponses à mes questions. Mais il existe aussi un « Google cosmique », le réservoir collectif de connaissances et de sagesse accumulé depuis l’aube de l’humanité, dans lequel savent puiser ceux qui parviennent à se connecter dessus pour en extraire des découvertes qui révolutionnent la société.

De manière analogue, il existe un « Meetic cosmique » auquel on peut adresser la demande de rencontrer la personne qui nous correspond le mieux, sans avoir à rentrer mille détails sur une page en ligne …et avec des résultats beaucoup plus probants, car l’ego n’interfère plus.

L’espace me manque ici pour développer plus en avant cette analogie entre le monde informatique et l’univers spirituel, mais il est possible de la prolonger jusque dans ses moindres détails… y compris d’ailleurs avec sa part d’ombre : oui, ne le nions pas, il existe aussi des « hackers », des « virus » et des « malwares » dans le monde spirituel, et une fois encore les traditions spirituelles d’Orient comme d’Occident en ont toujours fait mention. De même qu’il existe des protections et des alliés pour s’en prémunir.

 

Réconcilier les deux mondes

Nous ne sommes pas ce que la plupart d’entre nous croyons être. L’être humain n’est pas qu’un corps destiné à vivre quelques décennies (dans le meilleur des cas) avant de disparaître. À l’heure de l’informatique et d’Internet, cessons de confondre le matériel et les informations qu’il sert à capter, manipuler et retransmettre. Cessons de confondre la TV et l’émission ; le récepteur et l’émetteur.

Chaque jour, pratiquement, nous avons à faire des mises à jour de nos appareils connectés : si ce n’est pas l’ordi, c’est le GPS, ou le smartphone, ou encore la montre connectée, ou que sais-je.

- Mais de quand date notre dernière mise à jour intérieure ?

Nous utilisons quotidiennement des connaissances scolaires et livresques, des modes de pensée, des façons de réfléchir, d’aimer ou d’agir appris dans l’enfance, voire des croyances religieuses dont les logiciels sont souvent antédiluviens ! Nous sommes pareils à des GPS qui n’ont pas été mis à jour depuis 10 ou 20 ans et dont les cartes ne correspondent plus à la réalité physique, qui s’est beaucoup transformée depuis. Bonjour les risques au volant !…

Nous ne pouvons pas nous orienter correctement dans ce monde en ayant comme logiciels intérieurs des conceptions complètement datées et erronées de qui nous sommes, de ce qu’est la vie, et des relations entre l’esprit et la matière.

Ce qu’enseignent la plupart des traditions spirituelles authentiques, c’est justement comment se connecter en conscience, comment se relier, se mettre à jour, et aussi comment faire en sorte que notre « équipement » humain parvienne à exprimer un jour son plein potentiel spirituel.

 

« Un peu de science éloigne de Dieu ; beaucoup y ramène », affirme une citation prêtée tantôt à Lord Byron, tantôt à Claude Bernard ou à Pasteur. Sans doute ce détour purement matérialiste, objectiviste et scientiste était-il inévitable, dans notre évolution collective. Il nous a d’ailleurs beaucoup apporté, même si désormais l’on voit partout les conséquences de ce mode de pensée et de perception de la réalité qui en nie la part la plus essentielle.

Aujourd’hui, les formidables avancées technologiques (tout comme, redisons-le, les travaux exceptionnels de Sheldrake) permettent à n’importe qui de comprendre par analogie les processus qui gouvernent le vivant et nous-mêmes : le spirituel n’a plus à être quelque chose de mystérieux, d’occulte ou d’ésotérique, comme autrefois. L’invisible nous est devenu totalement familier par la science. Nous pouvons donc aussi le réintégrer dans notre vie individuelle et notre devenir collectif. Nous pouvons aborder l’étude et la pratique d’une voie spirituelle avec la même rigueur qu’un scientifique en laboratoire : nulle croyance, nul dogme n’intervient là-dedans.

De tout temps, l’être humain a été décrit comme un microcosme à l’image du macrocosme. (Nous sommes les bonzaïs de l’univers ! J) Nous sommes tellement étroitement liés cet univers, tellement comme lui, que tout ce que nous créons ou inventons reflète immanquablement qui nous sommes et comment nous fonctionnons, pour peu qu’on sache regarder au-delà des apparences, pour discerner les principes à l’œuvre.

L’essor exceptionnel de l’informatique et d’Internet ces dernières décennies est à mes yeux une formidable opportunité pour chacun d’entre nous de dépasser la compréhension trop étroite de nous-mêmes dont nous avons hérité et de développer nos richesses spirituelles. Cette évolution est devenue indispensable – et je terminerai là-dessus – pour changer notre rapport à nous-mêmes, les uns aux autres, mais aussi à la nature qui nous entoure que nous ne « sauverons » qu’à condition de nous sauver nous-mêmes pour commencer.

- Olivier Clerc 

 

 

 


[1] Cf. La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite, O. Clerc, JC Lattès et Marabout.

[2] Il existe des applis qui permettent de visualiser cela en temps réel.

[3] Lire notamment de lui La mémoire de l’univers et L’âme du monde, ou encore Réenchanter la science : une autre façon de voir le monde.

« Tu es comme tu es » : 1er tirage épuisé !

En à peine trois semaines, le premier tirage de mon petit conte s’est entièrement écoulé : du jamais vu pour moi !   :-) 

Il est en cours de réimpression.

Merci de patienter un tout petit peu si vous n’avez pas réussi à vous en procurer un (ou plusieurs)… 

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Un cadeau pour le Sommet de la Conscience 2019 : une lettre gratuite de mon dernier livre !

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A l’occasion du lancement aujourd’hui même du Sommet de la Conscience, édition 2019, dans lequel ma propre intervention est également prévue pour aujourd’hui, j’ai décidé de vous offrir la 13e lettre de mon livre Lettres à ma prochaine incarnation (Flammarion, nov. 18) puisqu’il est sur le même thème que ma conférence, à savoir : 

SERVIR

C’est l’un des verbes les plus importants du spirituel, à mes yeux, une clé extraordinaire qui peut transformer votre vie (comme elle a transformé la mienne), en changer le centre de gravité (qui passe de l’ego au Soi), et vous procurer tout qui est vous est réellement essentiel, plus vite que ne le pourrait la fameuse Loi de l’Attraction (que j’ai traduite en français autrefois).

Bonne lecture à vous, 
et bon Sommet si vous y participez !



Dédié à Marshall Rosenberg : un conte pour enfants

Aujourd’hui même paraît mon dernier livre : un merveilleux petit conte pour enfants, Tu es comme tu es !, publié chez Père Castor, dédié à Marshall Rosenberg.

Un titre qui a failli ne jamais paraître…

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J’ai en effet écrit ce livre… voici 19 ans (!), après avoir eu la joie de publier le livre fondateur de la Communication NonViolente, Les mots sont des fenêtres (ou des murs), aux Éditions Jouvence dont j’étais directeur littéraire, et après avoir également suivi une formation d’une semaine avec Marshall himself à Neuchâtel.

Je me demandais comment on pouvait éveiller l’intelligence émotionnelle des enfants, leur enseigner une communication plus bienveillante.

Mon aîné avait 4 ans, il était à l’école Montessori Croque-la-Vie d’Archamps (74). J’ai écrit ce conte pour lui et ses petits camarades. Je suis allé le leur lire. Ils ont fait des dessins pour l’illustrer. Ensuite, ils sont tous venus chez Jouvence. Ils ont vu comment on scannait leurs dessins, comment on les insérait à l’écran dans le texte pour faire une jolie mise en page. Puis nous avons glorieusement tiré 20 exemplaires de ce conte, pour les 14 enfants, leurs 2 instits et moi-même.

À tout hasard, j’ai proposé ce titre à un éditeur genevois qui a décliné… et je n’ai pas insisté, car je ne me considérais pas auteur pour enfants.

L’an dernier, ma belle-sœur Maria-Rosa, institutrice pour les tout-petits à Genève, a découvert ce conte et m’a pratiquement sommé de le faire publier, en me disant que les instituteurs manquaient cruellement de matériel pour éveiller les enfants à ces questions essentielles.

Je l’ai donc envoyé à quelques éditeurs et – ô surprise ! – il a tout de suite été pris par Flammarion, dans leur mythique collection Père Castor. Gaia Bordicchia a ensuite réalisé des dessins adorables et touchants pour l’illustrer.

Présenté en avant-première ce week-end, ce livre a été littéralement dévalisé : c’est de bon augure !   J

 




Un nouveau média en ligne de grande qualité !

Ce 8 mars 2019 vient d’être lancé un nouveau média en ligne : 
« Présences magazine »

Il vise un rédactionnel de grande qualité. Pour cela, il fonctionne sur la base d’un modeste abonnement mensuel (qui permet - chose rare ! - aux auteurs d’être rémunérés). 

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Pour son premier numéro, j’ai rédigé un article inédit sur ce que je nomme « Le paradoxe techno-spirituel », dont je vous livre les deux premières pages ci-dessous. (cliquez sur l’image)

La suite sur : https://www.presences-magazine.com/ 

Paradoxe techno-spi extrait

 



Cercle de Pardon, atelier Don du Pardon, conférence : les différences en vidéo !

 

Merci à toute l’équipe de « En développement » pour l’interview et l’enregistrement ! 

 


Grand Débat : l’apport essentiel de Hannah Arendt


Grande amatrice de radio, Annabelle (mon épouse) m’a transmis les propos ci-dessous de Hannah Arendt qu’elle vient d'entendre, en soulignant que ce court texte ferait une excellente introduction à chaque séance du Grand Débat en cours. 

C’est juste magnifique, et tellement vrai ! 

(Les italiques sont de moi.)


Hannah ARENDT - L’importance politique de l’amitié

« Nous avons coutume aujourd’hui de ne voir dans l’amitié qu’un phénomène de l’intimité, où les amis s’ouvrent leur âme sans tenir compte du monde et de ses exigences. Rousseau, et non Lessing, est le meilleur représentant de cette conception conforme à l’aliénation de l’individu moderne qui ne peut se révéler vraiment qu’à l’écart de toute vie publique, dans l’intimité et le face à face. Ainsi nous est-il difficile de comprendre l’importance politique de l’amitié. Lorsque, par exemple, nous lisons chez Aristote que la philia, l’amitié entre citoyens, est l’une des conditions fondamentales du bien-être commun, nous avons tendance à croire qu’il parle seulement de l’absence de factions et de guerre civile au sein de la cité. Mais pour les Grecs, l’essence de l’amitié consistait dans le discours. Ils soutenaient que seul un “parler-ensemble” constant unissait les citoyens en une polis [cité]. 

"Avec le dialogue se manifeste l’importance politique de l’amitié, et de son humanité propre. Le dialogue (à la différence des conversations intimes où les âmes individuelles parlent d’elles-mêmes), si imprégné qu’il puisse être du plaisir pris à la présence de l’ami, se soucie du monde commun, qui reste “inhumain” en un sens très littéral, tant que des hommes n’en débattent pas constamment. Car le monde n’est pas humain pour avoir été fait par des hommes, et il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu’il est devenu objet de dialogue

"Quelque intensément que les choses du monde nous affectent, quelque profondément qu’elles puissent nous émouvoir et nous stimuler, elles ne deviennent humaines pour nous qu’au moment où nous pouvons en débattre avec nos semblables. Tout ce qui ne peut devenir objet de dialogue peut bien être sublime, horrible ou mystérieux, voire trouver voix humaine à travers laquelle résonner dans le monde, mais ce n’est pas vraiment humain. Nous humanisons ce qui se passe dans le monde et en nous en en parlant, et, dans ce parler, nous apprenons à être humains.
"Cette humanité qui se réalise dans les conversations de l’amitié, les Grecs l’appelaient philanthropia, “amour de l’homme”, parce qu’elle se manifeste en une disposition à partager le monde avec d’autres hommes. »

Hannah ARENDT, Vies politiques, Gallimard, Paris, 1974, pp. 34-35



Message du Pape François sur le pardon : tout est dit !

“Il n’y a pas de famille parfaite. Nous n’avons pas de parents parfaits. Nous ne sommes pas parfaits, Nous ne nous marions pas avec une personne parfaite. Et nous n’avons pas des enfants parfaits. Nous avons des plaintes les uns envers les autres. Nous avons été déçus des uns et des autres.

"Ainsi, il n’y a pas de mariage en bonne santé ni de famille en bonne santé sans la pratique du pardon.

"Le pardon est vital pour notre santé émotionnelle et pour notre survie spirituelle.

"Sans le pardon, la famille devient le théâtre des conflits et un bastion de lamentations.Sans le pardon, la famille devient malade. Le pardon est la stérilisation de l’âme, le nettoyage de l’esprit et la libération du cœur.

"Celui qui ne pardonne pas n’a pas la paix dans l’âme ni la communion avec Dieu. La douleur est un poison qui intoxique et qui tue ! Garder une plaie dans son cœur c’est un geste autodestructeur. C’est de l’autophagie. Celui qui ne pardonne pas devient malade physiquement, émotionnellement et spirituellement.

"C’est pourquoi la famille doit être un endroit de vie et non de mort : Un territoire de la guérison et non de la maladie. Le pardon amène la joie là où les soucis amènent du chagrin et de la guérison là où la douleur avait causé la maladie”.

"Les parents parfaits, les enfants parfaits, n’existent pas. La perfection comme l’Amour, se construisent autour du pardon, la faute étant humaine. L’éducation est la clé essentielle. »

- Pape François


- A quand un Cercle de Pardon au Vatican ?    :-) 



Tournée de conférences : toutes les dates !

Je vais faire une tournée de conférences à travers la France, la Belgique et la Suisse pour soutenir les très nombreux cercles de pardon qui existent aujourd’hui (plus de 200). 

Titre de la conférence : 

La guérison des blessures du coeur, la voie royale du pardon.


Cliquez ici pour voir le tableau avec les 16 dates ! 


Une très jolie vidéo de présentation des Cercles !

Jeune animateur de Cercles de Pardon en Suisse, Mathieu Bréa a réalisé une petite vidéo de grande qualité pour présenter les Cercles de Pardon !

Claire, concise, précise, sympa : bravo Mathieu !

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Ma dernière vidéo avec Lilou !

Joie de découvrir ce matin l'interview que j'ai réalisée la semaine dernière avec Lilou à Bordeaux, sur mon dernier livre… et autres sujets !

Il faisait un peu frisquet sur cette terrasse, aux dernières lueurs du soleil, mais nous avons passé un moment des plus chaleureux !





En cadeau de Noël : un chapitre audio de mon livre !

Chers tous et toutes,

avec l’autorisation exceptionnelle de mon éditeur, Flammarion, j’ai décidé d’enregistrer la douzième lettre de mon dernier livre, Lettres à ma prochaine incarnation, intitulée Ce qui change et ce qui ne change pas, et de vous l’offrir pour Noël au format audio ! 

Vous pouvez donc la télécharger en cliquant ici (ou sur l’image ci-dessous).

En vous en souhaitant une agréable découverte,

Et avec tous mes voeux pour ces fêtes de Noël et la nouvelle année qui va commencer !

De tout coeur,

Olivier 

PS : Pour ceux qui auraient du mal à lire le fichier ci-dessous, vous pouvez essayer au format mp3

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Premiers témoignages de lecteurs et lectrices

Ce sont des retours très chaleureux que me vaut depuis peu la parution de Lettres à ma prochaine incarnation (Flammation, nov. 2018). Ça fait chaud au coeur !

Vous en trouverez plusieurs sur le site dédié à l’ouvrage (cliquez sur l’image ci-dessous). 

Capture d’écran 2018-12-11 à 14.47.59


Atelier Don du Pardon à Cluny (71) : infos en ligne

J’animerai un atelier Don du Pardon à Cluny les 13 et 14 avril 2019.

Vous trouverez tous les détails ci-dessous (cliquez sur l’image pour télécharger le PDF complet avec fiche d’inscription).


flyer DDP 19 CLUNY




Interview sur la Radio suisse romande, avec Florence Farion

Voici le podcast de l'émission diffusée samedi sur la Radio Suisse Romande. Florence FARION, dont j'apprécie beaucoup les qualités d'animatrice radio, m'interviewe cette fois sur mon dernier livre :

RSR




Retrouvez-moi sur INREES TV !

Je suis ravi de partager avec vous le super moment qu'on a passé avec Laurent et Odile, dans la maison de Victor Hugo, place des Vosges à Paris ! 

Et merci à Yves Carra et à l'équipe de l'INREES de nous avoir offert cette belle opportunité.

Inrees TV


Sur INREES TV, on :

- Explore comment transcender nos peurs (même celles vieilles de plusieurs vies) ; 

- Donne des conseils à notre future incarnation ; 

- Et on renoue avec la tradition des cercles de femmes et de sorcières..
Avec Laurent GounelleOdile Chabrillac, et Olivier Clerc !

🔸Transcender la peur 🔸
Destins Croisés S3E3, dès ce mercredi sur votre web tv préférée !

Soutenez INREES TV et abonnez-vous pour profiter de tout notre catalogue :
https://www.inrees.com/Abo/Inexplore-magazine-INREES-TV/

Belle semaine avec #Inexploré et #INREESTV !



Présentation vidéo de mon nouveau livre !

Improvisé ce matin, un bref teaser pour présenter mes « Lettres à ma prochaine incarnation ».



Don du Pardon : mes prochaines dates

Maintenant que mon nouveau livre est sorti, je relance activement les ateliers DON du PARDON. 

J'en animerai notamment à :

- Casablanca

- Genève

- Cluny 

- Tours

- et Annecy

D’autres lieux et dates suivront. 

Vous trouverez tous les détails au fur et à mesure dans l’AGENDA

(Rappel : cet atelier est un prérequis indispensable pour suivre la formation d’animateur ou animatrice de Cercles de Pardon !) 

CdP-logo




Lyon 5 décembre : une nouvelle conférence (Genesis) !

J’animerai une conférence à Lyon, le 5 décembre prochain, au Domaine Lyon Saint Joseph (38 Allée Jean-Paul II, 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon), sur le thème :


GENESIS : guérir le coeur et libérer le mental

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Genesis est le nom que j’ai donné à cette structure fondamentale qu’un oeil averti discerne à la fois dans l’être humain, dans les groupes sanguins, dans la nature, mais aussi dans les accords toltèques, la musique ou la chimie, …et bien sûr dans la Genèse.

Genesis permet de comprendre comment nous sommes structurés - avec nos quatre dimensions spirituelle, affective, mentale et physique - et comment faire en sorte d’établir des relations harmonieuses entre ces quatre composantes, pour arriver à l’équilibre et à l’épanouissement auxquels nous aspirons. 

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Genesis a pour slogan complet : « Guérir le coeur et libérer le mental pour que l’esprit se reflète dans le corps » (ou, en langage symbolique, « Apaiser les eaux et dégager le ciel, pour que le Soleil féconde la Terre »). Autrement dit, libérer l’axe horizontal bloqué, pour activer l’axe vertical en plénitude.

Genesis est la structure de fond qui sous-tend l’ensemble des livres que j’ai écrits et des ateliers que j’anime, tout particulièrement le Don du Pardon (clé de la guérison du coeur), mais aussi Mettre de l’ordre en soi (avec le Tamis à 4 étages), ou encore Les accords toltèques : une chevalerie relationnelle pour ne citer qu’eux.

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Cette conférence vous permettra de comprendre comment nous en sommes arrivés à la perte de sens dont souffre notre époque, comment nous créons inconsciemment les histoires toxiques dont nous sommes prisonniers, comment un coeur et un mental non conscients font obstacle à la lumière spirituelle, mais surtout comment nous pouvons nous libérer de ce qui nous entrave et réactiver en nous l’axe vertical - la Grande Histoire ! -  afin de prendre enfin notre véritable dimension !

Genesis donnera sens à la plupart des méthodes ou approches que vous connaissez et pratiquez déjà, en ressituant chacune à sa véritable place, en lien avec les autres. 

Au plaisir de vous (re)voir à cette soirée !

Olivier 


(Pour vous inscrire, cliquez sur l’image)

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« Parlons de vous ! » : passage au JT de la Réunion

Lors de la récente tournée de conférences et ateliers que j’ai animée à la Réunion, j’ai eu l’occasion de passer 6 min au JT local, avec Nicolas Guy, l’animateur, qui connait bien les accords toltèques. L’occasion aussi de parler un peu du pardon pour lequel je me rendais là-bas !



Une transcription de l’interview est disponible ici :

https://www.linfo.re/la-reunion/societe/olivier-clerc-si-je-suis-la-c-est-pour-retransmettre-les-choses-qui-ont-change-ma-vie 

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Magazine Vivre (Qc.) : interview sur J’arrête de (me) juger

Au Québec, le magazine Vivre de ce mois-ci publie la retranscription d’une interview que Lilou Macé avait faite de moi au moment de la parution de Jarrête de (me) juger

L’occasion de le (re)découvrir sous une autre forme ! 

Cliquez sur limage pour télécharger le PDF (2 pages).

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1er cercle de pardon avec des chevaux en France !

Clémence Delon a animé avec succès un premier cercle de pardon, au milieu de chevaux (comme le fait également Sandra Friedrisch au Québec).

Une photographe de talent, Audrey Boulet, a saisi quelques beaux clichés de ces moments riches en émotions (sa page Facebook : https://www.facebook.com/audrey.ano.pictures/ )

Un grand merci à elle !!

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Un premier Cercle de Pardon en Pologne

Grande première : un cercle de pardon à Cracovie !!

Samedi 11 août
Centre Japonais Manggha 

Rue Konopnickiej 26
Cracovie 
(Entrée par la rue Sandomierska) 


Il sera animé par Alina Darbellay.

cdp krakow 11.08

 



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Un poème pour les Cercles de Pardon

Christiane, participante à un cercle de pardon animé par Nadine Lejeune, a eu l’inspiration d’écrire le beau poème ci-dessous en suivant : 


LE CERCLE DU PARDON

M'autorises-tu à écouter ton cœur ?
N'étant ni médecin ni docteur,
Présente seulement en cet instant
Pour entendre tes battements

Chacune, chacun tour à tour
Découvre le tic-tac de l'amour
La « pièce centrale » du corps humain
C'est plus fort qu'une poignée de main

Les cellules s'animent, s'entrelacent
Le moteur s'emballe ou s'apaise
Se synchronise dans cet espace
Pour se sentir léger, à l'aise

Puis, nous sommes tous invités
A fondre notre regard profond
Dans les yeux de la personne d'à côté
Qui telle une fontaine fait jaillir l'émotion

Des larmes brouillent nos yeux
La musique vibre dans nos corps troublés
C'est un moment intense heureux ;
Les visages sont souriants, animés

Nous voici de nouveau dans le cercle, le rond
Je te regarde une nouvelle fois dans les yeux
Puis, JE TE DEMANDE PARDON
Ceci renouvelé à toutes celles et tous ceux

Qui en moins de trois heures
Sont entrés dans le champ du pardon
Pour découvrir le chemin du cœur
Pour savourer la voie de la guérison.

Merci Nadine

Christiane le 19/03/2018


Merci Christiane !

Olivier 

Le charme infini de Tagore…

sadhana

Je relis pour la Xème fois Sâdhanâ de Rabindranâth Tagore, qui figure depuis bien longtemps dans mon Top 10 personnel. Il y a chez Tagore une telle poésie qu’elle transpire dans tout ce qu’il écrit, ses romans, ses essais, partout. 

Dans cet essai philosophique et spirituel, non seulement le fond est d’une profondeur exceptionnelle, mais la forme est un véritablement enchantement.

Je ne résiste pas à l’envie de vous en livrer quelques extraits tirés du chapitre Réalisation dans l'amour : le premier traite de l’amour, de la beauté et de la joie.

«  Dans l’amour, toutes les contradictions de l’existence se fondent et se perdent. C’est seulement dans l’amour que l’unité et la dualité ne s’opposent pas. Il faut que l’amour soit à la fois un et deux. (…)

«  Dans l’amour, servitude et libération ne sont pas contradictoires, car l’amour est à la fois le plus libre et le plus enchaîné. Si Dieu était absolument libre, il n’y aurait pas de création. L’Être infini a assumé en soi le mystère de la limitation. Et en lui qui est amour, le fini et l’infini ne font plus qu’un. (…)

«  La religion vishnouïte a courageusement proclamé que Dieu s’est lié à l’homme, et qu’en cela consiste la plus grande gloire de l’existence humaine. Dieu s’enchaîne lui-même à chaque pas dans le rythme charmeur et merveilleux du limité ; il répand ainsi son amour en mélodie dans les plus parfaits chants lyriques de la beauté. 

«  La beauté est la cour qu’il fait à notre cœur ; elle ne peut avoir aucun autre but. Elle nous rappelle partout que la manifestation de la puissance n’est pas le sens dernier de la création. Partout où joue une touche de couleur, une note d’un chant, une grâce de la forme, c’est un appel à notre amour. 

«  La faim nous contraint d’obéir à ses injonctions, mais la faim n’est pas le dernier mot pour l’homme. Il y a même eu des hommes qui l’ont délibérément bafouée pour montrer que l’âme humaine ne saurait être dirigée par la pression des besoins ou la menace de la douleur. En fait, pour vivre de la vie de l’homme, nous devons tous, les plus petits comme les plus grands, rejeter chaque jour ses exigences. 

«  Mais en revanche il y a dans le monde une beauté qui n’insulte jamais à notre liberté, qui ne lève jamais le petit doigt pour nous faire reconnaître sa suzeraineté. Nous pouvons n’en tenir aucun compte, sans encourir pour cela aucun châtiment. Elle nous envoie une prière, mais non un ordre. Elle cherche en nous l’amour, et l’amour ne s’obtient jamais par la contrainte. Ce n’est pas la compulsion, mais la joie, qui attire finalement l’homme. » 


Le second, en s’inspirant de la littérature, aborde le lien entre la loi, la beauté et la liberté.


tagore

«  Un grand poème, lorsqu’on l’analyse, n’est qu’une série de sons indépendants. Le lecteur qui en trouve le sens, c’est-à-dire le lien intérieur qui unit ces sons extérieurs, découvre une loi intégralement parfaite et jamais violée, la loi de l’évolution des idées, la loi de la musique et de la forme. 

«  Mais la loi est en soi une limite. Elle montre simplement que ce qui est ne peut pas être autrement. Lorsqu’un homme s’occupe uniquement de rechercher les liens de causalité, son esprit n’échappe à la tyrannie des faits que pour succomber sous celle des lois. 

«  Lorsqu’en étudiant une langue, nous passons du vocabulaire aux lois qui le régissent, nous faisons un grand progrès. Mais si nous nous arrêtons là, si nous nous intéressons uniquement aux merveilles de la formation d’une langue et que nous cherchions seulement les raisons cachées de ses caprices apparents, nous n’aboutissons pas, car la grammaire n’est pas la littérature, et la prosodie n’est pas un poème. 

«  Quand nous en venons à la littérature, nous constatons que tout en se conformant aux règles de la grammaire, elle est pourtant une création de joie, elle est la liberté en personne. La beauté d’un poème est soumise à des lois rigides, et pourtant le poème les dépasse. Les lois sont ses ailes ; elles ne l’alourdissent pas, elles le portent à la liberté. Sa forme est dans la loi, mais son esprit dans la beauté. La loi est le premier pas vers la liberté ; la beauté est la libération complète qui se dresse sur le piédestal de la loi. La beauté harmonise en elle-même la limite et l’au-delà, la loi et la liberté. » 

Cancer : quel genre d’aide aide vraiment ?

Dans « Grâce et Courage », de Ken Wilber, dont j’ai déjà parlé ci-dessous dans mon blogue, j’ai trouvé ce remarquable article de 5 pages, de la main de son épouse, Treya Killam Wilber, paru autrefois dans deux revues aux Etats-Unis, qu’il faudrait faire lire à toute personne qui a dans son entourage quelqu’un atteint d’un cancer (comme à celles qui en souffrent, d’ailleurs). 

Cet article a d’ailleurs déclenché le plus grand nombre de courrier de lecteurs de toute l'histoire du premier magazine où il est paru. Et Treya s’est même vue contactée par Oprah Winfrey pour venir en parler à la TV (invitation qu’elle a déclinée). 

A lire, à faire lire, et à partager abondamment ! 

Pour qu’on cesse de culpabiliser - avec les meilleures intentions du monde, comme toujours - celles et ceux qui sont atteints de pathologies graves, cancer ou autres d’ailleurs. 

(Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF.)

quelle aide


Grâce, courage… et pardon : (re)lire Ken Wilber

Mise en page 1

Je lis actuellement "Grâce et courage" de Ken Wilber : un livre exceptionnel, qui retrace les 5 années qu’il a vécues avec sa femme Treya, avant qu’elle soit emporté par le cancer. Un témoignage triplement fort :

- par la profondeur et l’étendue de la pensée de Wilber, d’une part, que l’on découvre ici de façon très concrète, dans la manière dont il l’applique et la vie au quotidien ;

- par la personnalité unique de Treya, d’autre part, d’une honnêteté foncière plutôt rare ;

- par ce qu’ils nous livrent tous deux de leur vie et de leur relation (qui n’aura connu que 4 mois sans cancer…), et de la manière dont ils ont abordé les épreuves qu’ils ont connue.

Je pense que c’est un livre qui peut, aujourd’hui encore, énormément aider toute personne, tout couple confronté à une maladie grave, cancer ou autre.


J’ai en outre trouvé dans ce livre deux beaux extraits sur le pardon que je voulais partager avec vous :


"L'ego se refuse à essayer le pardon, car cela pourrait ébranler son existence même. Pardonner aux autres leurs insultes réelles ou imaginées revient à affaiblir, à atténuer la frontières entre soi et les autres, à dissoudre l'impression de séparation entre le sujet et l'objet. Ainsi, avec le pardon, la conscience tend à se détacher de l'ego et de ses insultes, et à revenir au Témoin, au Soi, lequel regarde sujet et objet avec équanimité. Et c'est pourquoi le pardon est la voie qui permet de se détacher du soi et de se souvenir du Soi. »

 

Et celui-ci, tiré du Cours en miracles : 


« Que peux-tu désirer de plus que ce que le pardon prodigue ? Veux-tu la paix ? Le pardon te l’offre. Veux tu le bonheur, la tranquilité desprit, une raison d’être, ou encore un sentiment de valeur et de beauté qui transcende le monde ? Veux-tu de l’attention et de la sécurité, ainsi que la chaleur d’une protection fiable et à jamais présente ? Veux-tu une tranquilité que rien ne puisse perturber, une douceur qu’on ne peut blesser, un réconfort solidement établi, et une paix si parfaite que rien ne puisse l’altérer ?

« Le pardon m’offre tout cela, et bien davantage.

« Le pardon prodigue tout ce que je désire.

« Aujourd’hui, je reconnais cette vérité » 

A découvrir : un beau teaser pour les cercles de pardon !

Capture d’écran 2017-06-24 à 11.00.57

Merci à Denis-Fabien Corlin pour ce magnifique travail ! 

Sa page Facebook : https://www.facebook.com/voiesdesoi/


PS :  Pour ceux qui ne veulent/peuvent pas aller sur Facebook, l’alternative consiste à visionner cette vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=nxhWZo6kues&feature=youtu.be 


Le pardon pratique : Olivier Clerc & Arouna Lipschitz

Et voici une deuxième vidéo de disponible, issue de ma rencontre avec Arouna Lipschitz :





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